Akuo et la Maif : 34 MWc
Le solaire gagne du terrain dans les champs, et ce n'est plus seulement une promesse. Selon energynews.pro, le développeur Akuo et la Maif inaugurent à Sombernon, en Côte-d'Or, une centrale agrivoltaïque de 34 MWc. L'idée : produire de l'électricité tout en maintenant une activité agricole sous et autour des panneaux. Un pari qui intéresse autant les énergéticiens que les exploitants en quête de revenus complémentaires.
Le solaire gagne du terrain dans les champs, et ce n'est plus seulement une promesse. Selon energynews.pro, le développeur Akuo et la Maif inaugurent à Sombernon, en Côte-d'Or, une centrale agrivoltaïque de 34 MWc. L'idée : produire de l'électricité tout en maintenant une activité agricole sous et autour des panneaux. Un pari qui intéresse autant les énergéticiens que les exploitants en quête de revenus complémentaires.
L'agrivoltaïsme, c'est quoi exactement ?
Contrairement à une centrale au sol classique, un parc agrivoltaïque est pensé pour que l'agriculture reste l'usage principal du terrain. Les panneaux sont surélevés ou espacés pour laisser passer les machines, l'eau et la lumière nécessaires aux cultures ou à l'élevage. L'éleveur peut par exemple continuer à faire pâturer ses bêtes à l'ombre des structures, et l'exploitant perçoit un complément de revenu. Chez le particulier, le principe est le même que pour une installation sur hangar agricole : valoriser une surface déjà utile.
Un investisseur atypique
La présence de la Maif dans ce projet n'est pas anodine. L'assureur, déjà engagé de longue date dans l'économie sociale et durable, investit dans des actifs de production d'énergie renouvelable pour diversifier et verdir ses placements. C'est un signal fort : les grands investisseurs institutionnels considèrent désormais le solaire français comme un placement de long terme fiable. De quoi conforter la filière et, indirectement, faire baisser le coût du capital, donc le coût de l'électricité produite.
Avantages et points de vigilance
- + Un revenu complémentaire stable pour les agriculteurs
- + Des terres qui restent cultivées, contrairement aux craintes initiales
- - Des règles strictes à respecter pour préserver la production agricole
- - Des oppositions locales parfois vives sur l'esthétique et le foncier
Ce que ça change pour les particuliers
Pour un particulier, l'agrivoltaïsme peut sembler lointain, mais il illustre une tendance de fond : le solaire s'installe partout, y compris sur les terrains agricoles et les bâtiments. Si vous disposez d'un hangar, d'une grange ou d'une toiture bien exposée, c'est exactement la même logique qui s'applique : transformer une surface passive en source de revenus ou d'économies. Le point de départ reste identique : faire chiffrer la puissance réellement exploitable et les aides accessibles.
Un modèle appelé à se généraliser
Les projets agrivoltaïques se multiplient, portés par un cadre réglementaire qui s'est clarifié ces derniers mois. Pour les exploitants, ils représentent une diversification bienvenue face à la volatilité des prix agricoles. Pour les énergéticiens, ils offrent du foncier disponible sans conflit d'usage. L'équilibre reste fragile : chaque projet doit prouver que l'agriculture demeure l'activité principale, faute de quoi il risque le rejet.
Source : energynews.pro, « Akuo et la Maif inaugurent à Sombernon une centrale agrivoltaïque de 34 MWc », 1er octobre 2026.
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